Le 12 janvier 1994, le franc CFA était dévalué de 50 %. Trente ans plus tard, cette crise reste le test le plus sévère qu'ait connu la zone. Notre thermostat a été conçu pour y résister.
Notre Indice de Pression de Dévaluation (IPD), utilisé aujourd'hui sur la page Veille Dévaluation, aurait atteint environ 95 en décembre 1993 — le seuil critique. Aujourd'hui, il est à environ 38.
Reconstruction rétrospective de l'IPD sur la période 1990–1996, comparée aux valeurs actuelles (2020–2026).
Un choc de 50 % aurait pu détruire la relation de long terme entre la masse monétaire, le PIB et l'inflation. Notre analyse montre qu'elle a survécu — avec un nouvel intercept. C'est la preuve empirique que le thermostat peut absorber une rupture structurelle majeure, à condition d'être ré-estimé trimestriellement.
Nous avons simulé un scénario contrefactuel : que se serait-il passé si le thermostat cointégré avait été actif en janvier 1994 ?
Réponse simulée à un choc de dévaluation de 50 % au trimestre 40. Le taux atteint le plafond (10 %) sous 1 trimestre, le mode crise s'active, et l'équilibre est restauré en 6 à 8 trimestres.
La relation de cointégration survit aux chocs structurels. Mais elle doit être re-estimée trimestriellement. Un modèle figé aurait été aveugle pendant des années après 1994.
Nous suivons en continu les six indicateurs qui précédèrent 1994 : réserves, couverture extérieure, TCER, déficit budgétaire, prix du pétrole, inflation.
Le thermostat absorbe une dévaluation de 50 % sans rupture. Le mode crise s'active automatiquement, le taux atteint son plafond, et l'équilibre se rétablit sous deux ans.
Explorez le scénario de dévaluation dans notre tableau de bord interactif, ou consultez l'indice de pression actuel.
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